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Nouvelles

Nouveaux projets approuvés au CS

Le 26 août dernier, les membres du comité scientifique ont tenu leur séance de délibération au cours de laquelle ils ont accepté dix projets sur un total de onze soumis au programme de soutien à la diffusion des connaissances sur le Québec. Cette séance était présidée par Anne Trépanier, élue vice-présidente aux Affaires académiques du comité exécutif de l’AIEQ lors de la réunion du conseil d’administration le 31 mai dernier.

Voici les projets retenus pour ce premier comité scientifique de l’année 2019-2020.

Guillaume Lamy, doctorant en science politique à l’UQAM, obtient un soutien pour sa participation au congrès de la Société internationale de sociologie des régions qui s’est tenu en Espagne. Sa communication a pour titre «Comment les conservateurs québécois sont devenus des militants laïques».

Catherine Parent, doctorante en études françaises à l’Université de Sherbrooke (en codirection avec l’Université Laval), se rendra en France dans quelques semaines, au colloque international «(Re)découvrir Nelly Arcand» qu’elle co-organise avec Lili Bass, Isabelle Boisclair et Lori Saint-Martin.

Loïc Bourdeau, professeur associé en études francophones à l’Université de Louisiane, participera à un colloque en études françaises en Australie en décembre prochain. Sa communication s’intitule «Régler ses comptes avec les normes : radicalité Queer chez Nicholas Giguère».

Marie-Ève Gadbois, doctorante en éducation à l’UQAM, participera au colloque international du Réseau international francophone des établissements de formation de formateurs à l’Université d’Oran (Algérie), en novembre. Sa communication porte sur le soutien aux élèves ayant des besoins particuliers en classe ordinaire dans les écoles québécoises.

Ileana Neli Eiben, maître assistante de l’enseignement supérieur à l’Université de l’Ouest de Timisora participera en décembre à un colloque en Autriche portant sur le roman de l’extrême-contemporain au Canada francophone. Sa communication porte sur le bilinguisme d’écriture dans le roman d’Alina Dumitrescu, le «Cimetière des abeilles».

Christophe Bergeron, candidat à la maîtrise en études iraniennes (profil histoire) à l’Université Sorbonne-Nouvelle Paris III participera à une journée d’études portant sur l’histoire culturelle des relations internationales de l’Iran moderne le 25 octobre. Sa communication porte sur l’influence de l’environnement culturel autour des rapprochements irano-québécois de 1974-1975, sous le gouvernement de Robert Bourassa.

Les membres du comité ont approuvé trois projets de distribution d’un ouvrage portant sur le Québec. Le premier de ces ouvrages s’intitule «Le centenaire d’Anne Hébert». Il s’agit d’un ouvrage collectif sous la direction de Nathalie Watteyne, professeure de littérature et de création littéraire à l’Université de Sherbrooke et directrice du Centre Anne-Hébert.

Le deuxième ouvrage est une anthologie de la poésie québécoise traduite en japonais. C’est grâce à la collaboration de Pierre Nepveu, professeur émérite de l’Université de Montréal, que ce projet a vu le jour. Celui-ci a établi la liste de 36 poètes québécois depuis Octave Crémazie jusqu’aux poètes connus de nos jours. Le professeur émérite de l’Université Waseda et président de l’Association japonaise des études québécoises (AJEQ), M. Hidehiro Tachibana, a assuré la direction de la traduction. Trois autres traducteurs, membres de l’AJEQ ont collaboré au projet : Keiko Sanada, vice-présidente de l’AJEQ, Nao Sasaki, récipiendaire du Prix Obata AIEQ/AJEQ en 2016, et Miwako Goto, de l’Université Waseda.

Le troisième ouvrage qui bénéficiera du soutien de l’AIEQ a pour titre «Pour une géopoétique interaméricaine». Son auteure, Licia Soares de Souza, professeure à l’Université d’État de Bahia, s’attache à développer un modèle pour comprendre les conditions de production d’une cartographie géopoétique des flâneurs modernes sillonnant le périmètre urbain de Montréal.

Finalement, Charles Batson, professeur au département de langues modernes à Union College et président de l’American Council for Québec Studies, obtient un soutien de l’AIEQ pour l’organisation du séminaire qui se tiendra à l’Université de l’Ohio le 28 septembre. La présentation de M. Batson intitulée «Le Québec et son cirque» est inscrite au programme de ce séminaire qui portera un regard sur le Québec du 21e siècle à travers l’art, la culture et l’innovation. Rappelons que le comité scientifique avait accordé, en 2017, un soutien financier pour la diffusion de l’ouvrage «Cirque Global : Quebec’s Expanding Circus Boundaries», des co-auteurs Charles Batson et Louis Patrick Leroux.

La prochaine date de tombée pour les projets soumis au comité scientifique de l’AIEQ est le 1er décembre 2019.

Littérature comparatiste du «9/11»

Diane Bélisle-Wolf, doctorante en études américaines et canadiennes à l’Université Johannes Gutenberg à Mayence, en Allemagne, a participé à la conférence «The Line Crossed Us : New Directions in Critical Border Studies» qui avait lieu les 14 et 15 juin dernier à l’Université de Lethbridge, en Alberta. Sa communication avait pour thème : Literary Reactions to 9/11 in Francophone and Anglophone Canadian and American Literature, en lien avec ses travaux de recherche.

Pour sa présentation, madame Bélisle-Wolf avait choisi de s’appuyer sur le roman de Roch Carrier, «Les Moines dans la Tour», dans une perspective comparatiste où les œuvres de deux auteurs américains, Laurie Gough (The Border Crossing) et Jim Lynch (Border Song) ont également été mises en lumière. La communication de madame Bélisle-Wolf a donné le goût aux quelques participants qui avaient déjà lu Roch Carrier de replonger dans les œuvres de cet auteur. D’autres ouvrages mentionnés au cours de la présentation, entre autres Annie Dulong, Mélanie Gélinas, Louise Dupré et Nicole Brossard, ont également suscité l’intérêt de son auditoire.

De l’avis de madame Bélisle-Wolf, les échanges ont été très fructueux et lui ont permis de présenter la littérature québécoise sur le 11 septembre à un groupe de chercheurs et d’experts, et ce, dans une perspective non seulement transnationale mais aussi internationale. La publication d’un article portant sur les auteurs québécois ayant écrit sur le 11 septembre est prévue par les organisateurs du colloque.

Madame Bélisle-Wolf a obtenu un soutien de l’AIEQ pour sa participation à cette conférence.

Claude Hauser président de l'Association internationale des études québécoises

Message du président

Un dynamisme encore bien affirmé !

Chers membres et amis de l’AIEQ,

Le 31 mai dernier, j’ai eu le plaisir de présider l’Assemblée générale annuelle ainsi que la réunion des membres du conseil d’administration de l’Association. Ces deux rencontres essentielles à la bonne gouvernance de notre association ont eu lieu au Centre de recherches interdisciplinaires en études montréalaises de l’Université McGill. Je remercie chaleureusement Pascal Brissette et Stéphan Gervais, respectivement directeur et coordonnateur scientifique du CRIEM, de nous avoir généreusement accueillis dans leurs locaux.

Les membres présents à l’Assemblée générale tout comme les administrateurs participant à la réunion du conseil d’administration qui a suivi ont pu mesurer le travail accompli tout au long de l’année 2018-2019. Le rapport annuel disponible dans le site Internet de l’AIEQ offre un bon portrait d’ensemble de nos réalisations. Je vous invite à en prendre connaissance.

Les participants à l’Assemblée générale ont élu deux nouveaux membres au conseil d’administration. Il s’agit de Catherine Leclerc, professeure agrégée au Département de langue et littérature françaises à l’Université McGill et Marco Alberio, professeur en développement social et territorial, Sociétés, Territoire et Développement à l’Université du Québec à Rimouski.

Je remercie les membres du comité de mise en candidature qui ont eu à cœur le renouvellement du conseil d’administration : Miléna Santoro (présidente, Georgetown University), Jean-Philippe Warren (Université Concordia), Anne Trépanier (Université Carleton) et Chantal Houdet, directrice générale de l’AIEQ.

Je joins ma voix aux membres de ce comité pour saluer la contribution au développement des études québécoises des deux administrateurs sortants, Pascal Brissette (Université McGill) et Catherine Broué (UQAR). Je tiens également à mentionner que les membres du comité de mise en candidature ont proposé l’adoption d’une motion spéciale afin de souligner l’engagement exceptionnel de Pascal Brissette tout au long de son mandat comme président du comité scientifique et comme vice-président aux Affaires académiques et scientifiques au sein du comité exécutif de 2017 à 2019. Cette motion, entérinée tant par les membres de l’Assemblée générale que du conseil d’administration, est largement méritée.

Le départ de Pascal Brissette laissant vacante la vice-présidence aux Affaires académiques et scientifiques au sein du comité exécutif, les membres du conseil d’administration ont élu à l’unanimité Anne Trépanier à ce poste. Je remercie Madame Trépanier d’avoir manifesté son intérêt à occuper ce poste stratégique au sein du comité exécutif. Je suis persuadé que notre nouvelle présidente saura mener à bien les travaux du comité scientifique qui est au cœur des activités de notre réseau.

J’aimerais par ailleurs souligner la présence de madame Louise Poissant, directrice scientifique du Fonds de recherche du Québec — Société et culture (FRQSC), à la réunion du conseil d’administration. La présence de madame Poissant à notre réunion du conseil d’administration consolide le partenariat qui s’est développé au cours de la dernière année entre le FRQSC et l’AIEQ.

Dans le même registre du partenariat, je me réjouis d’ajouter qu’en marge de l’Assemblée générale annuelle et de la réunion du conseil d’administration, j’ai procédé à la signature d’une entente entre l’AIEQ et le Programme d’études québécoises de l’Université McGill (PÉQ) donnant lieu à la création de la « Bourse AIEQ/PÉQ pour la mineure en études québécoises et apprentissage par engagement communautaire ». Cette bourse a pour objectif de stimuler le choix du Québec comme sujet d’étude pour des étudiants hors Québec et de premier cycle universitaire de l’Université McGill. L’appel à candidatures est prévu au cours des prochaines semaines.

C’est donc avec un sentiment de fierté à l’égard de nos réalisations au cours de l’année 2018-2019 en faveur du développement des études québécoises dans le monde et d’enthousiasme par rapport à celles annoncées pour l’année 2019-2020 que je vous invite à poursuivre avec nous et à recruter de nouveaux membres au sein de vos réseaux respectifs !

Claude Hauser, président de l’AIEQ

Renouvellement du CA de l’AIEQ

Lors de la prochaine assemblée générale, nous procéderons à l’élection ou à la réélection des membres du conseil d’administration qui font partie de la Série B et dont le mandat de deux ans vient à échéance en 2019.

Tous les administrateurs ont demandé un renouvellement de mandat, à l’exception de deux qui font partie de la section québécoise : Université McGill et Université du Québec à Rimouski.

Outre ces deux postes à combler, il est encore possible de soumettre votre candidature pour l’un des postes de la Série B. Vous avez jusqu’au lundi 27 mai pour manifester votre intérêt à siéger au CA de l’AIEQ en nous écrivant à accueil@aieq.qc.ca. Nous vous transmettrons alors le formulaire de mise en candidature.

Pour rappel, voici la liste des membres du CA de la Série B :

Section québécoise : Université Laval (Martin Pâquet); UQAM (Yves Bergeron); Université McGill (à combler); UQAR (à combler); Université de Montréal (Gilles Dupuis); Téluq (Yan Hamel).  Section canadienne : Ouest canadien – Alberta (Valérie Lapointe-Gagnon); Acadie (Jean Morency). Section internationale : Asie, sauf Chine et Japon (Nallan Chakravarthy Mirakamal, Inde); Belgique, Suisse, Luxembourg (Claude Hauser, Suisse); Chine (Li Hongfeng); États-Unis (Charles Batson); Italie (Paola Puccini); Japon (Hidehiro Tachibana); Maroc (Rachid Khaless); Pologne (Krzysztof Jarosz).

Daniel Chartier au Japon

Daniel Chartier, professeur titulaire de la Chaire de recherche sur l’Imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique à l’Université du Québec à Montréal,  était au Japon du 18 au 23 avril, à l’invitation de madame Kazuko Ogura, professeure à la Faculté de communication interculturelle et à l’Institut des Lettres, Université Rikkyo. Madame Ogura est également membre de l’Association japonaise des études québécoises (AJEQ), un partenaire important de l’AIEQ.

Le programme de visite de M. Chartier comportait trois conférences, dont l’une sur l’hiver québécois, ainsi que le lancement de la traduction en japonais de son essai «Qu’est-ce que l’imaginaire du Nord? Principes éthiques», traduit par Kazuko Ogura et Minako Kono et publié en collaboration avec l’AJÉQ et le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ).

Il est possible de télécharger cet essai en français  et en japonais.

M. Chartier a aussi rencontré des collègues basés au Japon, des spécialistes de la culture aïnoue et des spécialistes d’études québécoises. Les objectifs de son séjour ont été largement atteints, voire même dépassés.

La visite de Daniel Chartier à Sapporo avait pour but de faire la connaissance des Aïnous, peuple autochtone résidant dans le Nord du Japon, et des chercheurs qui en font leur sujet d’étude. Kazuko Ogura et Minako Kono accompagnaient M. Chartier. Grâce à la collaboration du professeur Jeffry Gayman, ils ont eu l’occasion de rencontrer plusieurs Aïnous, y compris Shiro Kayano, un des personnages principaux de cette communauté. Les discussions avec M. Chartier, avant et après sa conférence, ont permis aux participants de découvrir non seulement  les différences, mais aussi et surtout un bon nombre de points communs entre les situations vécues par les Inuits, les Innus et les Aïnous : vies traditionnelles intimement liées à la nature, expressions littéraires et artistiques, conditions minoritaires et difficiles. D’où l’importance de la création des liens de chercheurs et de leur collaboration.

À Tokyo, la conférence et le cours de M. Chartier ont été bien appréciés par les membres de l’AJEQ ainsi que par les étudiants de l’Université Rikkyo, d’autant plus que les thèmes abordés étaient tout à fait nouveaux pour eux. Le lancement de la version japonaise de son article était, de ce point de vue, fort efficace. Ils se sont promis de poursuivre leur collaboration afin d’approfondir les questions autochtones des deux pays.

L’appui de l’AIÉQ a permis un séjour à Sapporo et à Tokyo qui a eu des retombées très utiles à la fois pour le Québec et les chercheurs japonais, tant par le développement de nouvelles perspectives de la recherche, par la connaissance mutuelle de nouveaux sujets que le développement de projets nouveaux. Enfin, il a permis la diffusion scientifique sur le Québec dans un contexte universitaire et élargi. La présence au Japon de M. Chartier est mentionnée dans le blogue de l’AJEQ.

Prix d’excellence GKS 2019

À l’occasion de son 40e congrès annuel qui se déroule à Grainau du 14 au 17 février, l’Association des études canadiennes dans les pays germanophones (GKS) a remis le Prix d’excellence du Gouvernement du Québec à Vanessa Wettengl pour son mémoire de maîtrise intitulé : « Mommy de Xavier Dolan : Une analyse argumentative et sociodiscursive d’une polémique prototypique de la querelle linguistique au Québec».

L’AIEQ est partenaire de ce prix qui récompense une jeune chercheure ou un jeune chercheur provenant d’une université située dans les pays germanophones (Allemagne, Autriche, Suisse) et qui a déposé un travail de fin d’études ou publié un ouvrage scientifique portant sur le Québec.

Durant ses études de baccalauréat en langue et littérature francophones et en littérature comparée à l’Université d’Augsbourg, madame Wettengl a développé un grand intérêt pour les études québécoises. En 2013, elle a effectué un semestre à l’Université Laval, suivi d’un séjour de recherche au Québec en 2015, grâce à la Bourse du Ministre-président bavarois pour la promotion des études québécoises qu’elle s’est méritée pour son travail final de baccalauréat intitulé : «L’idéologie linguistique dans la chronique de langage «Le français au micro» de Guy Bertrand».

Tout en poursuivant ses études de maîtrise en études nord-américaines à l’Université d’Augsbourg, madame Wettengl a travaillé à titre d’assistante scientifique à la Chaire de linguistique romane de cette université, de 2016 à 2018. Sa titulaire, madame Sabine Schwarze, a co-dirigé son mémoire de maîtrise avec Geneviève Bernard Barbeau, de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

En septembre 2018, la jeune récipiendaire a présenté ses résultats de recherche dans une communication scientifique intitulée «Mommy de Xavier Dolan – Une analyse sociodiscursive d’une polémique linguistique» lors du congrès de l’Association des francoromanistes allemands à l’Université d’Osnabrück.

À compter de mars prochain, elle occupera un poste d’enseignement et de recherche à la Chaire de linguistique romane et travaillera sur son projet de thèse de doctorat : « La chronique de langage comme tradition discursive francophone : une étude diachronique et contrastive». Il s’agit d’une comparaison des chroniques de langage en France, en Belgique et au Québec, projet  qui sera dirigé par madame Sabine Schwarze de l’Université d’Augsbourg et monsieur Wim Remysen de l’Université de Sherbrooke.

Nos félicitations à madame Wettengl pour le Prix d’excellence et pour son parcours très prometteur pour les études québécoises !

Appel à communications

Le colloque « Écrivaines et mondialisation » se déroulera dans le cadre du 87e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas), qui aura lieu à l’Université du Québec en Outaouais du 27 au 31 mai 2019 sous le thème «Engager le dialogue savoirs-société».

Les organisatrices de ce colloque, Carolina Ferrer (UQAM), Roxane Maiorana (UQAM) et Licia Soares de Souza (Université d’État de Bahia, Brésil), proposent un regard critique francophone sur les enjeux actuels qui caractérisent la place des écrivaines dans la littérature mondiale. En particulier, elles veulent souligner non seulement le travail de certaines écrivaines, mais les relations entre celles-ci, surtout dans une perspective internationale. En ce sens, une attention spéciale sera portée aux voix féminines au-delà des frontières linguistiques et géographiques afin de déterminer quelle est la place de la littérature au féminin dans le contexte culturel de la mondialisation.

À titre d’exemple, les thématiques suivantes sont suggérées : Femmes et mondialisation versus femmes et marginalisation, ou la place des écrivaines dans la littérature mondiale; La littérature au féminin à l’âge hypercanonique; Diffusion et réception internationales des œuvres d’écrivaines : réseaux d’écrivaines.

Les propositions de communication, rédigées en français et d’un maximum de 200 mots, doivent être acheminées d’ici le 10 février 2019 à maiorana.roxane@courrier.uqam.ca.

Veuillez indiquer votre nom, adresse courriel et affiliation institutionnelle et accompagner votre proposition d’une courte note bio-bibliographique. Les décisions du comité de sélection seront communiquées au plus tard le 22 février 2019.

La langue du colloque est le français. Les communications seront de 20 minutes. Une fois la proposition acceptée, le conférencier devra s’inscrire et payer les frais d’inscription du congrès sur le site de l’Acfas  

Les frais d’inscription, de voyage et de séjour devront être couverts par les participants. Des options de soutien financier sont disponibles directement à l’adresse du congrès.

Message du président

Chers membres et amis de l’AIEQ,

Je profite de cette fin d’année pour vous présenter un bref bilan des activités réalisées en 2018 et vous informer de plusieurs projets déjà envisagés qui viendront enrichir notre programmation 2019.

Depuis mes premiers pas à titre de président de l’AIEQ, je suis à même de constater cette belle vitalité qui nous anime toutes et tous. Grâce à la formidable énergie déployée au printemps dernier, l’Association est parvenue, une nouvelle fois, à surmonter les menaces quant au renouvellement de son financement annuel. J’en profite pour saluer, une nouvelle fois, la présidente sortante, Miléna Santoro, pour son engagement indéfectible envers l’AIEQ.

J’ai eu le plaisir de voir Miléna Santoro à l’œuvre en mai dernier, alors qu’elle animait la table ronde «Le Québec comme objet d’étude à l’étranger» à laquelle j’ai participé en compagnie d’Ursula Moser et de Jean Morency. Cette table-ronde de l’AIEQ, inscrite au programme du symposium «Le Québec et ses autrui significatifs» organisé par le Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie de l’UQAM, a réuni plusieurs membres de notre Association à la veille de notre Assemblée générale annuelle.

L’Assemblée générale des membres et la réunion du conseil d’administration ont donné un nouvel élan à notre Association, notamment, en entérinant le principe d’un nouveau partenariat avec le Fonds de recherche du Québec Société et Culture (FRQSC) susceptible d’assurer le financement de l’AIEQ pour trois ans (soit 150 000$ par an) et d’ouvrir l’Association à des collaborations enrichissantes. L’Entente entre le FRQSC et le ministère des Relations internationales et de la Francophonie est entrée en vigueur fin septembre. J’ai procédé à la signature de la Convention d’aide financière avec le FRQSC pour l’année budgétaire 2018-2019 le 15 octobre et la totalité de la subvention du MRIF a été versée le 31 octobre dernier. Enfin, le renouvellement des prêts de service du MRIF nous assure une continuité au sein de la permanence, avec le maintien de Chantal Houdet et Suzie Beaulieu dans leurs postes respectifs. L’AIEQ peut également compter sur la collaboration de Louise Laplante, notre adjointe administrative, deux jours par semaine, ainsi que sur le travail bénévole de Lise Gravel.

Au plan du soutien aux activités des membres, le comité scientifique, présidé par Pascal Brissette, directeur du Centre de recherches interdisciplinaires en études montréalaises (CRIEM) de l’Université McGill, a tenu deux réunions, le 29 juin et le 28 novembre. Ses membres ont approuvé 27 projets, en plus de proposer des ajustements aux critères d’admissibilité du programme de soutien à la diffusion des connaissances sur le Québec.  De tels ajustements s’imposent afin de mieux répondre aux nouvelles réalités des études québécoises dans le monde et s’arrimer aux grandes orientations du Plan stratégique 2017-2021. Les membres du comité exécutif ont entériné ces ajustements lors de la réunion du 24 août. Ils sont maintenant intégrés dans le site Internet de l’Association. La prochaine réunion du comité scientifique est prévue en mars prochain.

La saison estivale a par ailleurs été marquée par la venue au Québec de plusieurs boursiers de l’AIEQ.  En juillet, Chen Yu, enseignante de français à l’Institut franco-chinois d’ingénierie et de management à Shanghai et Shakti Kapoor, professeure de français à l’Université Himachal Pradesh à Shimla étaient à Québec pour un stage de perfectionnement pour enseignants de français langue étrangère à l’École des langues de l’Université Laval.  Marwa Zitoun, enseignante à l’École pluridisciplinaire internationale de Sousse (Tunisie) et Megan Williams, enseignante de français au Tenafly High School au New Jersey ont pour leur part effectué un séjour de perfectionnement en didactique, langue française et culture, organisé conjointement par l’Université de Montréal et l’UQAM.

Ces bourses de stage en enseignement du français langue étrangère seront à nouveau offertes par l’AIEQ, en partenariat avec l’Université Laval, l’Université de Montréal et l’UQAM en 2019.

Heui-Tae Park, professeur à l’Université Sungkyunkwan et chargé de l’activité académique de l’Association coréenne des études québécoises (ACEQ), a bénéficié de la bourse d’excellence AIEQ/ACEQ pour venir à Québec afin d’approfondir ses recherches portant sur les films documentaires québécois. De retour en Corée du Sud, M. Park a su mettre à contribution le réseau de l’AIEQ en accueillant une de ses membres à titre de conférencière au Congrès annuel de l’Association coréenne des études québécoises qui s’est tenu à Séoul le 17 novembre sous le thème «Québec, 50 ans après Mai 68».  Marie-Andrée Bergeron, professeure adjointe, Division de français et d’études francophones à l’Université de Calgary a présenté une communication intitulée «Les suites de 1968 au Québec : entre les espérances et la résignation».

Mesdames Minoko Kono, conférencière à l’Université Rikkyo et Satoko Suzuki, doctorante en littérature française à l’Université de Meijigakuin, toutes deux récipiendaires du Prix Obata pour la recherche sur le Québec, ont également effectué un séjour au Québec. Les recherches de madame Kono portent sur des écrivaines autochtones du Québec alors que celles de madame Suzuki portent sur la littérature pour la jeunesse québécoise.  Rappelons que le Prix Obata pour la recherche sur le Québec est décerné conjointement par l’Association japonaise des études québécoises (AJEQ) et l’AIEQ.

Nimisha Banerjee, doctorante à l’Université Jawaharlal Nehru, est présentement au Québec pour y poursuivre ses recherches sur l’adaptation d’œuvres littéraires québécoises au cinéma. Madame Banerjee a été sélectionnée par le jury de la Bourse d’excellence Gaston-Miron en littérature et culture québécoises.

Finalement, Marina Soubirou, détentrice d’un doctorat en aménagement de l’espace – urbanisme de l’Université de Grenoble, est la première boursière AIEQ/Chaire de recherche du Canada en innovation sociale et développement des territoires (ISDéT) de l’Université du Québec à Rimouski. Madame Soubirou a été invitée par Marco Alberio, professeur en développement social et territorial à l’UQAR et titulaire de l’ISDéT, à titre de chercheuse postdoctorale pour un séjour de 15 mois au Québec. Le projet auquel elle collabore porte sur les stratégies d’adaptation aux changements climatiques des premières nations exploitant la crevette nordique dans l’Est-du-Québec. Son travail touche de plus près la réalité de trois régions du Québec : la Côte nord, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

Le partenariat avec le Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ) nous permet d’offrir à nos membres la possibilité d’inviter un auteur ou un réalisateur afin de faire découvrir la littérature ou le cinéma québécois à leurs étudiants. Le programme de tournées d’auteurs et de réalisateurs, qui bénéficie d’une subvention annuelle du CALQ de 40 000 $, demeure toujours très populaire auprès de nos membres.  Depuis le début de l’année, 16 tournées ont été réalisées en Europe, en Asie ainsi qu’en Amérique latine.  Pour une troisième année consécutive, l’AIEQ a organisé une table-ronde à l’occasion du Salon international du livre de Québec. Le thème de cette année, «La littérature québécoise voyage!», se voulait un clin d’œil à la campagne d’égoportraits lancée en février à la suite de la décision du Conseil du trésor de réduire le financement à l’AIEQ. Grâce au renouvellement de la subvention du CALQ, l’AIEQ peut poursuivre ses partenariats avec des prix littéraires prestigieux : le Grand prix du livre de Montréal, le Prix des libraires du Québec, le Prix littéraire des collégiens, le Prix Émile-Nelligan, le Prix littéraire France-Québec, le Prix de l’Académie des lettres du Québec et le Prix littéraire de la ville de Québec.

En novembre, à l’occasion du congrès de l’American Council for Quebec Studies(ACQS) à la Nouvelle-Orléans, l’AIEQ a fait l’annonce de 3 nouvelles bourses d’excellence en études québécoises pour des étudiants de 2e et de 3ecycles, dans les domaines des sciences humaines et sociales. Ces bourses, d’un montant de 2000 $ chacune, ont pour objectif de favoriser une meilleure connaissance sur le Québec ou ses relations avec les États-Unis.

Outre ces bourses d’excellence, la collaboration de l’AIEQ à des événements scientifiques organisés par nos membres est déjà bien amorcée pour l’année 2018-2019.  L’Association japonaise des études québécoises a reçu Gérard Bouchard à titre de conférencier principal de son congrès annuelle 13 octobre. M. Bouchard a également été reçu à l’Université Sophia Waseda, où enseigne M. Hidehiro Tachibana, président de l’AJEQ et membre du conseil d’administration de l’AIEQ, ainsi qu’à la Chaire d’études québécoises de l’Université Hosei.  Les interventions de M. Bouchard portaient sur l’interculturalisme. 

En novembre, 10 jeunes chercheurs en études québécoises ont participé au congrès de l’American Council for Quebec Studies. L’AIEQ est fière d’être associée à ce grand rendez-vous biannuel des études québécoises en prenant en charge les titres de transport de ces jeunes chercheurs, en plus d’accorder un appui financier à cinq membres dont les projets ont été retenus lors du comité scientifique du 29 juin.

Un autre événement majeur à retenir est le IXe Congrès international de l’Association indienne des professeurs de français (AITF) qui aura lieu à Chennai du 14 au 16 février 2019, sous le thème «L’enseignementdu FLE dans le monde: politiques linguistiques, méthodologies et stratégies pédagogiques». L’AIEQ est fière de s’associer à l’AITF et à l’Université de Madras pour l’organisation de ce congrès. N.C. Mirakamal, vice-présidente de l’AITF et vice-présidente Asie de l’AIEQ, fait partie du comité organisateur. L’AIEQ collabore à cet événement en soutenant la participation de deux conférenciers dont Guillaume Rousseau, professeur à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke. Deux ateliers de formation utilisant l’outil pédagogique numérique «Le Québec, connais-tu?» sont inscrits au programme. Ce volet est le fruit d’une belle collaboration entre l’AIEQ, l’École de langues de l’Université Laval ainsi que le ministère des Relations internationales et de la Francophonie qui contribuent aux frais de déplacement et de séjour de la formatrice.

Autre bonne nouvelle, en tant que membre de l’AIEQ, il vous est possible de profiter d’un abonnement gratuit d’une année aux outils numériques Érudit, le dictionnaire Usito et l’État du Québec (une nouveauté en 2019!).  Nous vous invitons à vous inscrire sur la liste des abonnés : accueil@aieq.qc.ca.

J’aimerais également mentionner que notre carte interactive des études québécoises dans le monde a été mise à jour au cours de l’été, grâce à Gabrielle Bédard, étudiante au premier cycle à l’Université d’Ottawa, qui y a consacré du temps bénévole. Je remercie chaleureusement madame Bédard pour cette collaboration et vous invite à nous faire part des ajouts ou ajustements que vous souhaitez apporter à cette carte afin d’avoir un portrait le plus fidèle possible des études québécoises dans le monde.

À l’issue de la 6e et dernière réunion des membres du comité exécutif pour cette année, tenue le 12 décembre, nous avons décidé de lancer de nouvelles bourses de recherche et de stage grâce au développement de partenariats universitaires. Ces bourses seront annoncées au cours des prochaines semaines. Notre offre de bourses de recherche et de stages s’inscrit dans notre volonté déjà affirmée de soutenir la relève en études québécoises.

Nous avons également convenu que j’effectuerais un déplacement au Québec, la première semaine de février afin, notamment, de multiplier et renforcer nos partenariats universitaires et de rencontrer nos principaux bailleurs de fonds.

Nos prochains grands rendez-vous seront l’Assemblée générale annuelle et la réunion des membres du Conseil d’administration prévue le vendredi 31 mai prochain, à Montréal. J’espère que vous serez nombreux à y participer.

En somme, mes premiers mois à la présidence de l’AIEQ me confortent dans l’idée que notre réseau offre à une multitude de chercheurs universitaires de partout dans le monde, évoluant dans des domaines de recherche diversifiés, un espace indispensable pour le partage de connaissances sur le Québec.

Je profite de ce message pour adresser mes profonds remerciements aux membres du comité exécutif et du conseil d’administration ainsi qu’à toutes et tous pour votre soutien tout au long de cette année difficile mais qui se termine avec des perspectives des plus encourageantes.

Je vous souhaite une très agréable fin d’année 2018 et une année 2019 riche en beaux projets en études québécoises.

Claude Hauser

Président

Professeur, Directeur du Centre suisse d’études sur le Québec et la Francophonie

Université de Fribourg

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