Message du président

Chers membres et amis de l’AIEQ,

Je profite de cette fin d’année pour vous présenter un bref bilan des activités réalisées en 2018 et vous informer de plusieurs projets déjà envisagés qui viendront enrichir notre programmation 2019.

Depuis mes premiers pas à titre de président de l’AIEQ, je suis à même de constater cette belle vitalité qui nous anime toutes et tous. Grâce à la formidable énergie déployée au printemps dernier, l’Association est parvenue, une nouvelle fois, à surmonter les menaces quant au renouvellement de son financement annuel. J’en profite pour saluer, une nouvelle fois, la présidente sortante, Miléna Santoro, pour son engagement indéfectible envers l’AIEQ.

J’ai eu le plaisir de voir Miléna Santoro à l’œuvre en mai dernier, alors qu’elle animait la table ronde «Le Québec comme objet d’étude à l’étranger» à laquelle j’ai participé en compagnie d’Ursula Moser et de Jean Morency. Cette table-ronde de l’AIEQ, inscrite au programme du symposium «Le Québec et ses autrui significatifs» organisé par le Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie de l’UQAM, a réuni plusieurs membres de notre Association à la veille de notre Assemblée générale annuelle.

L’Assemblée générale des membres et la réunion du conseil d’administration ont donné un nouvel élan à notre Association, notamment, en entérinant le principe d’un nouveau partenariat avec le Fonds de recherche du Québec Société et Culture (FRQSC) susceptible d’assurer le financement de l’AIEQ pour trois ans (soit 150 000$ par an) et d’ouvrir l’Association à des collaborations enrichissantes. L’Entente entre le FRQSC et le ministère des Relations internationales et de la Francophonie est entrée en vigueur fin septembre. J’ai procédé à la signature de la Convention d’aide financière avec le FRQSC pour l’année budgétaire 2018-2019 le 15 octobre et la totalité de la subvention du MRIF a été versée le 31 octobre dernier. Enfin, le renouvellement des prêts de service du MRIF nous assure une continuité au sein de la permanence, avec le maintien de Chantal Houdet et Suzie Beaulieu dans leurs postes respectifs. L’AIEQ peut également compter sur la collaboration de Louise Laplante, notre adjointe administrative, deux jours par semaine, ainsi que sur le travail bénévole de Lise Gravel.

Au plan du soutien aux activités des membres, le comité scientifique, présidé par Pascal Brissette, directeur du Centre de recherches interdisciplinaires en études montréalaises (CRIEM) de l’Université McGill, a tenu deux réunions, le 29 juin et le 28 novembre. Ses membres ont approuvé 27 projets, en plus de proposer des ajustements aux critères d’admissibilité du programme de soutien à la diffusion des connaissances sur le Québec.  De tels ajustements s’imposent afin de mieux répondre aux nouvelles réalités des études québécoises dans le monde et s’arrimer aux grandes orientations du Plan stratégique 2017-2021. Les membres du comité exécutif ont entériné ces ajustements lors de la réunion du 24 août. Ils sont maintenant intégrés dans le site Internet de l’Association. La prochaine réunion du comité scientifique est prévue en mars prochain.

La saison estivale a par ailleurs été marquée par la venue au Québec de plusieurs boursiers de l’AIEQ.  En juillet, Chen Yu, enseignante de français à l’Institut franco-chinois d’ingénierie et de management à Shanghai et Shakti Kapoor, professeure de français à l’Université Himachal Pradesh à Shimla étaient à Québec pour un stage de perfectionnement pour enseignants de français langue étrangère à l’École des langues de l’Université Laval.  Marwa Zitoun, enseignante à l’École pluridisciplinaire internationale de Sousse (Tunisie) et Megan Williams, enseignante de français au Tenafly High School au New Jersey ont pour leur part effectué un séjour de perfectionnement en didactique, langue française et culture, organisé conjointement par l’Université de Montréal et l’UQAM.

Ces bourses de stage en enseignement du français langue étrangère seront à nouveau offertes par l’AIEQ, en partenariat avec l’Université Laval, l’Université de Montréal et l’UQAM en 2019.

Heui-Tae Park, professeur à l’Université Sungkyunkwan et chargé de l’activité académique de l’Association coréenne des études québécoises (ACEQ), a bénéficié de la bourse d’excellence AIEQ/ACEQ pour venir à Québec afin d’approfondir ses recherches portant sur les films documentaires québécois. De retour en Corée du Sud, M. Park a su mettre à contribution le réseau de l’AIEQ en accueillant une de ses membres à titre de conférencière au Congrès annuel de l’Association coréenne des études québécoises qui s’est tenu à Séoul le 17 novembre sous le thème «Québec, 50 ans après Mai 68».  Marie-Andrée Bergeron, professeure adjointe, Division de français et d’études francophones à l’Université de Calgary a présenté une communication intitulée «Les suites de 1968 au Québec : entre les espérances et la résignation».

Mesdames Minoko Kono, conférencière à l’Université Rikkyo et Satoko Suzuki, doctorante en littérature française à l’Université de Meijigakuin, toutes deux récipiendaires du Prix Obata pour la recherche sur le Québec, ont également effectué un séjour au Québec. Les recherches de madame Kono portent sur des écrivaines autochtones du Québec alors que celles de madame Suzuki portent sur la littérature pour la jeunesse québécoise.  Rappelons que le Prix Obata pour la recherche sur le Québec est décerné conjointement par l’Association japonaise des études québécoises (AJEQ) et l’AIEQ.

Nimisha Banerjee, doctorante à l’Université Jawaharlal Nehru, est présentement au Québec pour y poursuivre ses recherches sur l’adaptation d’œuvres littéraires québécoises au cinéma. Madame Banerjee a été sélectionnée par le jury de la Bourse d’excellence Gaston-Miron en littérature et culture québécoises.

Finalement, Marina Soubirou, détentrice d’un doctorat en aménagement de l’espace – urbanisme de l’Université de Grenoble, est la première boursière AIEQ/Chaire de recherche du Canada en innovation sociale et développement des territoires (ISDéT) de l’Université du Québec à Rimouski. Madame Soubirou a été invitée par Marco Alberio, professeur en développement social et territorial à l’UQAR et titulaire de l’ISDéT, à titre de chercheuse postdoctorale pour un séjour de 15 mois au Québec. Le projet auquel elle collabore porte sur les stratégies d’adaptation aux changements climatiques des premières nations exploitant la crevette nordique dans l’Est-du-Québec. Son travail touche de plus près la réalité de trois régions du Québec : la Côte nord, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

Le partenariat avec le Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ) nous permet d’offrir à nos membres la possibilité d’inviter un auteur ou un réalisateur afin de faire découvrir la littérature ou le cinéma québécois à leurs étudiants. Le programme de tournées d’auteurs et de réalisateurs, qui bénéficie d’une subvention annuelle du CALQ de 40 000 $, demeure toujours très populaire auprès de nos membres.  Depuis le début de l’année, 16 tournées ont été réalisées en Europe, en Asie ainsi qu’en Amérique latine.  Pour une troisième année consécutive, l’AIEQ a organisé une table-ronde à l’occasion du Salon international du livre de Québec. Le thème de cette année, «La littérature québécoise voyage!», se voulait un clin d’œil à la campagne d’égoportraits lancée en février à la suite de la décision du Conseil du trésor de réduire le financement à l’AIEQ. Grâce au renouvellement de la subvention du CALQ, l’AIEQ peut poursuivre ses partenariats avec des prix littéraires prestigieux : le Grand prix du livre de Montréal, le Prix des libraires du Québec, le Prix littéraire des collégiens, le Prix Émile-Nelligan, le Prix littéraire France-Québec, le Prix de l’Académie des lettres du Québec et le Prix littéraire de la ville de Québec.

En novembre, à l’occasion du congrès de l’American Council for Quebec Studies(ACQS) à la Nouvelle-Orléans, l’AIEQ a fait l’annonce de 3 nouvelles bourses d’excellence en études québécoises pour des étudiants de 2e et de 3ecycles, dans les domaines des sciences humaines et sociales. Ces bourses, d’un montant de 2000 $ chacune, ont pour objectif de favoriser une meilleure connaissance sur le Québec ou ses relations avec les États-Unis.

Outre ces bourses d’excellence, la collaboration de l’AIEQ à des événements scientifiques organisés par nos membres est déjà bien amorcée pour l’année 2018-2019.  L’Association japonaise des études québécoises a reçu Gérard Bouchard à titre de conférencier principal de son congrès annuelle 13 octobre. M. Bouchard a également été reçu à l’Université Sophia Waseda, où enseigne M. Hidehiro Tachibana, président de l’AJEQ et membre du conseil d’administration de l’AIEQ, ainsi qu’à la Chaire d’études québécoises de l’Université Hosei.  Les interventions de M. Bouchard portaient sur l’interculturalisme. 

En novembre, 10 jeunes chercheurs en études québécoises ont participé au congrès de l’American Council for Quebec Studies. L’AIEQ est fière d’être associée à ce grand rendez-vous biannuel des études québécoises en prenant en charge les titres de transport de ces jeunes chercheurs, en plus d’accorder un appui financier à cinq membres dont les projets ont été retenus lors du comité scientifique du 29 juin.

Un autre événement majeur à retenir est le IXe Congrès international de l’Association indienne des professeurs de français (AITF) qui aura lieu à Chennai du 14 au 16 février 2019, sous le thème «L’enseignementdu FLE dans le monde: politiques linguistiques, méthodologies et stratégies pédagogiques». L’AIEQ est fière de s’associer à l’AITF et à l’Université de Madras pour l’organisation de ce congrès. N.C. Mirakamal, vice-présidente de l’AITF et vice-présidente Asie de l’AIEQ, fait partie du comité organisateur. L’AIEQ collabore à cet événement en soutenant la participation de deux conférenciers dont Guillaume Rousseau, professeur à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke. Deux ateliers de formation utilisant l’outil pédagogique numérique «Le Québec, connais-tu?» sont inscrits au programme. Ce volet est le fruit d’une belle collaboration entre l’AIEQ, l’École de langues de l’Université Laval ainsi que le ministère des Relations internationales et de la Francophonie qui contribuent aux frais de déplacement et de séjour de la formatrice.

Autre bonne nouvelle, en tant que membre de l’AIEQ, il vous est possible de profiter d’un abonnement gratuit d’une année aux outils numériques Érudit, le dictionnaire Usito et l’État du Québec (une nouveauté en 2019!).  Nous vous invitons à vous inscrire sur la liste des abonnés : accueil@aieq.qc.ca.

J’aimerais également mentionner que notre carte interactive des études québécoises dans le monde a été mise à jour au cours de l’été, grâce à Gabrielle Bédard, étudiante au premier cycle à l’Université d’Ottawa, qui y a consacré du temps bénévole. Je remercie chaleureusement madame Bédard pour cette collaboration et vous invite à nous faire part des ajouts ou ajustements que vous souhaitez apporter à cette carte afin d’avoir un portrait le plus fidèle possible des études québécoises dans le monde.

À l’issue de la 6e et dernière réunion des membres du comité exécutif pour cette année, tenue le 12 décembre, nous avons décidé de lancer de nouvelles bourses de recherche et de stage grâce au développement de partenariats universitaires. Ces bourses seront annoncées au cours des prochaines semaines. Notre offre de bourses de recherche et de stages s’inscrit dans notre volonté déjà affirmée de soutenir la relève en études québécoises.

Nous avons également convenu que j’effectuerais un déplacement au Québec, la première semaine de février afin, notamment, de multiplier et renforcer nos partenariats universitaires et de rencontrer nos principaux bailleurs de fonds.

Nos prochains grands rendez-vous seront l’Assemblée générale annuelle et la réunion des membres du Conseil d’administration prévue le vendredi 31 mai prochain, à Montréal. J’espère que vous serez nombreux à y participer.

En somme, mes premiers mois à la présidence de l’AIEQ me confortent dans l’idée que notre réseau offre à une multitude de chercheurs universitaires de partout dans le monde, évoluant dans des domaines de recherche diversifiés, un espace indispensable pour le partage de connaissances sur le Québec.

Je profite de ce message pour adresser mes profonds remerciements aux membres du comité exécutif et du conseil d’administration ainsi qu’à toutes et tous pour votre soutien tout au long de cette année difficile mais qui se termine avec des perspectives des plus encourageantes.

Je vous souhaite une très agréable fin d’année 2018 et une année 2019 riche en beaux projets en études québécoises.

Claude Hauser

Président

Professeur, Directeur du Centre suisse d’études sur le Québec et la Francophonie

Université de Fribourg