Daniel Chartier au Japon

Daniel Chartier, professeur titulaire de la Chaire de recherche sur l’Imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique à l’Université du Québec à Montréal,  était au Japon du 18 au 23 avril, à l’invitation de madame Kazuko Ogura, professeure à la Faculté de communication interculturelle et à l’Institut des Lettres, Université Rikkyo. Madame Ogura est également membre de l’Association japonaise des études québécoises (AJEQ), un partenaire important de l’AIEQ.

Le programme de visite de M. Chartier comportait trois conférences, dont l’une sur l’hiver québécois, ainsi que le lancement de la traduction en japonais de son essai «Qu’est-ce que l’imaginaire du Nord? Principes éthiques», traduit par Kazuko Ogura et Minako Kono et publié en collaboration avec l’AJÉQ et le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ).

Il est possible de télécharger cet essai en français  et en japonais.

M. Chartier a aussi rencontré des collègues basés au Japon, des spécialistes de la culture aïnoue et des spécialistes d’études québécoises. Les objectifs de son séjour ont été largement atteints, voire même dépassés.

La visite de Daniel Chartier à Sapporo avait pour but de faire la connaissance des Aïnous, peuple autochtone résidant dans le Nord du Japon, et des chercheurs qui en font leur sujet d’étude. Kazuko Ogura et Minako Kono accompagnaient M. Chartier. Grâce à la collaboration du professeur Jeffry Gayman, ils ont eu l’occasion de rencontrer plusieurs Aïnous, y compris Shiro Kayano, un des personnages principaux de cette communauté. Les discussions avec M. Chartier, avant et après sa conférence, ont permis aux participants de découvrir non seulement  les différences, mais aussi et surtout un bon nombre de points communs entre les situations vécues par les Inuits, les Innus et les Aïnous : vies traditionnelles intimement liées à la nature, expressions littéraires et artistiques, conditions minoritaires et difficiles. D’où l’importance de la création des liens de chercheurs et de leur collaboration.

À Tokyo, la conférence et le cours de M. Chartier ont été bien appréciés par les membres de l’AJEQ ainsi que par les étudiants de l’Université Rikkyo, d’autant plus que les thèmes abordés étaient tout à fait nouveaux pour eux. Le lancement de la version japonaise de son article était, de ce point de vue, fort efficace. Ils se sont promis de poursuivre leur collaboration afin d’approfondir les questions autochtones des deux pays.

L’appui de l’AIÉQ a permis un séjour à Sapporo et à Tokyo qui a eu des retombées très utiles à la fois pour le Québec et les chercheurs japonais, tant par le développement de nouvelles perspectives de la recherche, par la connaissance mutuelle de nouveaux sujets que le développement de projets nouveaux. Enfin, il a permis la diffusion scientifique sur le Québec dans un contexte universitaire et élargi. La présence au Japon de M. Chartier est mentionnée dans le blogue de l’AJEQ.