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Belle récompense pour Ursula Moser


Belle récompense pour Ursula Moser

Le 8 juin dernier, à l’occasion de la conférence annuelle du Conseil international d’études canadiennes, Ursula Mathis-Moser a reçu le Prix international du Gouverneur général en études canadiennes, décerné à des personnes dont la contribution à l’avancement des connaissances et au développement des études canadiennes sur le plan international a été remarquable.

Madame Moser est professeure émérite en littérature française et espagnole au département de Philologie romane de l’Université d’Innsbruck (Autriche) et membre du conseil d’administration de l’AIEQ. Après des études d’anglais, de français, d’espagnol et de portugais, Ursula Mathis-Moser obtient son doctorat «sub auspiciis Praesidentis rei publica» en 1976 et son habilitation en 1983. Ses 280 publications reflètent ses intérêts de recherche : la littérature française, les littératures francophones, la littérature québécoise (roman, poésie, chanson, écriture au féminin, écrivains migrants, études québécoises), la littérature canadienne, la «transculturalité» et les littératures de la migration (France, Québec, Caraïbe), les théories postcoloniales,  l’«intermédialité» et les études Texte et musique (chanson) – le Québec et le Canada revêtant une importance toujours plus grande dans son oeuvre à partir des années 1990.

En tant que spécialiste en études littéraires sur la migration (fondatrice, directrice et membre des plateformes de recherche «Cultures en contact» de 2005-2012 et «Rencontres et transferts culturels» de 2010 à 2013), elle obtient en 2004 le prestigieux Prix Jean Ethier-Blais de critique littéraire pour la première monographie sur Dany Laferrière (2003), un des «écrivains migrants» les plus célèbres au Canada. Ce livre sera par la suite sélectionné comme l’un des 30 livres les plus notables des 30 dernières années dans le domaine des études canadiennes (Ottawa, 2005). Suivent d’autres distinctions, notamment l’Ordre des francophones d’Amérique en 2012.

Parmi ses 30 volumes édités, 19 portent sur des sujets canadiens et québécois, dont «Écrire au-delà de la fin des temps ? Les littératures au Canada et au Québec» (2017, avec M. Carrière, accepté pour re-publication par University of Alberta Press en 2019) ou «Acadiens et Cajuns. Politique et culture de minorités francophones en Amérique du Nord» (2009, avec G. Bischof). Madame Moser a également créé la collection bilingue «Canadiana oenipontana» (15 volumes) et contribué à plusieurs chapitres de deux histoires littéraires du Canada, publiées en allemand et en anglais chez Metzler (2005) et Camden House (2008). Elle a traduit en allemand des textes écrits par Aritha van Herk, Nicole Brossard et Louise Dupré, en plus d’être professeure invitée dans plusieurs universités canadiennes, dont l’Université de l’Alberta (2008) et l’Université de Montréal (2002).

De 1995 à 1997, Ursula Mathis-Moser a assumé la fonction de présidente de l’Association d’études canadiennes dans les pays germanophones. De 2008 à 2011, elle était éditrice associée à la Revue internationale d’études canadiennes. Elle est membre du conseil d’administration et du comité scientifique de l’AIEQ. En 1995, elle a créé le Centre d’étude de la chanson québécoise (Université d’Innsbruck), qui abrite la plus grande collection de ce genre à l’extérieur du Québec. En 1997, elle a fondé, toujours à l’Université d’Innsbruck, le premier Centre d’études canadiennes en Autriche qui, à ce jour a offert au public plus de 400 événements académiques et culturels documentés dans le livre «CANADA@uibk. Eine Bilanz– Taking Stock – Un bilan (1997–2017)» (2017).