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Suzie Beaulieu

Deux membres de l’AIEQ honorées !

Mesdames Ekaterina Isaeva et Miléna Santoro, membres du conseil d’administration de l’AIEQ, ont été honorées lors de la cérémonie de remise des insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique qui s’est déroulée à l’Assemblée nationale du Québec le 9 octobre.

L’Ordre des francophones d’Amérique est une distinction décernée annuellement depuis 1978 par le Conseil supérieur de la langue française du Québec afin de reconnaître la contribution exceptionnelle de personnes à l’épanouissement de la langue française en Amérique, ou qui ont accordé leur soutien à l’essor de la vie française sur le continent américain. Selon la qualité des dossiers reçus, jusqu’à sept récipiendaires peuvent être nommés annuellement, à savoir deux pour le Québec et les cinq autres pour l’Acadie des provinces de l’Atlantique, l’Ouest canadien, les Amériques et les autres continents.

Ekaterina Isaeva enseigne depuis 1994 au Département de linguistique à l’Université d’État des sciences humaines de Moscou et dirige le Centre interuniversitaire Moscou-Québec depuis 2012.

«Dès le début de mon travail au Centre Moscou-Québec, j’ai tout de suite réalisé que la chance me souriait, puisque j’ai eu un grand avantage tout à fait inattendu d’apprendre une nouvelle langue et de découvrir une nouvelle culture. Grâce aux lectures données par des professeurs, des personnalités culturelles ou des journalistes du Québec pendant leurs visites chez nous, je me suis mise à étudier en autodidacte la belle langue et la culture du Québec. Je voudrais exprimer ma profonde reconnaissance à Henri Dorion, à Alain Beaulieu, à Denise Noreau et à quelque 100 autres lecteurs québécois et lectrices québécoises qui m’ont permis de découvrir les grandes richesses linguistiques et culturelles du Québec».

Le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique notamment pour sa contribution au renforcement de la coopération universitaire et culturelle entre la Russie et le Québec, pour son apport à la diffusion des connaissances sur le Québec, sa langue et sa culture, et pour son engagement à l’égard des jeunes chercheurs.

Miléna Santoro poursuit, depuis 1996, son enseignement et ses recherches comme spécialiste en études québécoises au sein du Département d’études françaises et francophones à l’Université de Georgetown, où elle a formé, en plus de deux décennies de carrière, quelques milliers d’apprenants en les initiant aux beautés et aux nuances de la langue française, et à la richesse de la culture québécoise. Elle a collaboré à la création du programme en études du cinéma et des médias ainsi qu’à l’Americas Intiative, un groupe de recherche et de discussion interdisciplinaire sur les Amériques.

Membre de l’AIEQ depuis sa création en 1997, Miléna Santoro a occupé le poste de présidente de l’Association de 2015 à 2017. Son engagement indéfectible en faveur du rayonnement des connaissances sur le Québec, combinée à sa détermination «contagieuse», ont permis à l’AIEQ de surmonter les mois de grande incertitude dans laquelle elle était plongée à la suite de l’annonce d’importantes compressions budgétaires. Avec ses collègues du comité exécutif, elle a su mobiliser le réseau international de «québécistes» afin d’assurer le financement des activités de l’Association.

C’est notamment pour son apport au rayonnement de la francophonie en Amérique du Nord, pour sa contribution au renouvellement des études sur le Québec et pour son engagement dans la promotion de la langue française, de la littérature et du cinéma québécois que le Conseil supérieur de la langue française lui décerne l’Ordre des francophones d’Amérique.

Toutes nos félicitations à Ekaterina et Milena !

Nouveaux projets approuvés au CS

Le 26 août dernier, les membres du comité scientifique ont tenu leur séance de délibération au cours de laquelle ils ont accepté dix projets sur un total de onze soumis au programme de soutien à la diffusion des connaissances sur le Québec. Cette séance était présidée par Anne Trépanier, élue vice-présidente aux Affaires académiques du comité exécutif de l’AIEQ lors de la réunion du conseil d’administration le 31 mai dernier.

Voici les projets retenus pour ce premier comité scientifique de l’année 2019-2020.

Guillaume Lamy, doctorant en science politique à l’UQAM, obtient un soutien pour sa participation au congrès de la Société internationale de sociologie des régions qui s’est tenu en Espagne. Sa communication a pour titre «Comment les conservateurs québécois sont devenus des militants laïques».

Catherine Parent, doctorante en études françaises à l’Université de Sherbrooke (en codirection avec l’Université Laval), se rendra en France dans quelques semaines, au colloque international «(Re)découvrir Nelly Arcand» qu’elle co-organise avec Lili Bass, Isabelle Boisclair et Lori Saint-Martin.

Loïc Bourdeau, professeur associé en études francophones à l’Université de Louisiane, participera à un colloque en études françaises en Australie en décembre prochain. Sa communication s’intitule «Régler ses comptes avec les normes : radicalité Queer chez Nicholas Giguère».

Marie-Ève Gadbois, doctorante en éducation à l’UQAM, participera au colloque international du Réseau international francophone des établissements de formation de formateurs à l’Université d’Oran (Algérie), en novembre. Sa communication porte sur le soutien aux élèves ayant des besoins particuliers en classe ordinaire dans les écoles québécoises.

Ileana Neli Eiben, maître assistante de l’enseignement supérieur à l’Université de l’Ouest de Timisora participera en décembre à un colloque en Autriche portant sur le roman de l’extrême-contemporain au Canada francophone. Sa communication porte sur le bilinguisme d’écriture dans le roman d’Alina Dumitrescu, le «Cimetière des abeilles».

Christophe Bergeron, candidat à la maîtrise en études iraniennes (profil histoire) à l’Université Sorbonne-Nouvelle Paris III participera à une journée d’études portant sur l’histoire culturelle des relations internationales de l’Iran moderne le 25 octobre. Sa communication porte sur l’influence de l’environnement culturel autour des rapprochements irano-québécois de 1974-1975, sous le gouvernement de Robert Bourassa.

Les membres du comité ont approuvé trois projets de distribution d’un ouvrage portant sur le Québec. Le premier de ces ouvrages s’intitule «Le centenaire d’Anne Hébert». Il s’agit d’un ouvrage collectif sous la direction de Nathalie Watteyne, professeure de littérature et de création littéraire à l’Université de Sherbrooke et directrice du Centre Anne-Hébert.

Le deuxième ouvrage est une anthologie de la poésie québécoise traduite en japonais. C’est grâce à la collaboration de Pierre Nepveu, professeur émérite de l’Université de Montréal, que ce projet a vu le jour. Celui-ci a établi la liste de 36 poètes québécois depuis Octave Crémazie jusqu’aux poètes connus de nos jours. Le professeur émérite de l’Université Waseda et président de l’Association japonaise des études québécoises (AJEQ), M. Hidehiro Tachibana, a assuré la direction de la traduction. Trois autres traducteurs, membres de l’AJEQ ont collaboré au projet : Keiko Sanada, vice-présidente de l’AJEQ, Nao Sasaki, récipiendaire du Prix Obata AIEQ/AJEQ en 2016, et Miwako Goto, de l’Université Waseda.

Le troisième ouvrage qui bénéficiera du soutien de l’AIEQ a pour titre «Pour une géopoétique interaméricaine». Son auteure, Licia Soares de Souza, professeure à l’Université d’État de Bahia, s’attache à développer un modèle pour comprendre les conditions de production d’une cartographie géopoétique des flâneurs modernes sillonnant le périmètre urbain de Montréal.

Finalement, Charles Batson, professeur au département de langues modernes à Union College et président de l’American Council for Québec Studies, obtient un soutien de l’AIEQ pour l’organisation du séminaire qui se tiendra à l’Université de l’Ohio le 28 septembre. La présentation de M. Batson intitulée «Le Québec et son cirque» est inscrite au programme de ce séminaire qui portera un regard sur le Québec du 21e siècle à travers l’art, la culture et l’innovation. Rappelons que le comité scientifique avait accordé, en 2017, un soutien financier pour la diffusion de l’ouvrage «Cirque Global : Quebec’s Expanding Circus Boundaries», des co-auteurs Charles Batson et Louis Patrick Leroux.

La prochaine date de tombée pour les projets soumis au comité scientifique de l’AIEQ est le 1er décembre 2019.

Littérature comparatiste du «9/11»

Diane Bélisle-Wolf, doctorante en études américaines et canadiennes à l’Université Johannes Gutenberg à Mayence, en Allemagne, a participé à la conférence «The Line Crossed Us : New Directions in Critical Border Studies» qui avait lieu les 14 et 15 juin dernier à l’Université de Lethbridge, en Alberta. Sa communication avait pour thème : Literary Reactions to 9/11 in Francophone and Anglophone Canadian and American Literature, en lien avec ses travaux de recherche.

Pour sa présentation, madame Bélisle-Wolf avait choisi de s’appuyer sur le roman de Roch Carrier, «Les Moines dans la Tour», dans une perspective comparatiste où les œuvres de deux auteurs américains, Laurie Gough (The Border Crossing) et Jim Lynch (Border Song) ont également été mises en lumière. La communication de madame Bélisle-Wolf a donné le goût aux quelques participants qui avaient déjà lu Roch Carrier de replonger dans les œuvres de cet auteur. D’autres ouvrages mentionnés au cours de la présentation, entre autres Annie Dulong, Mélanie Gélinas, Louise Dupré et Nicole Brossard, ont également suscité l’intérêt de son auditoire.

De l’avis de madame Bélisle-Wolf, les échanges ont été très fructueux et lui ont permis de présenter la littérature québécoise sur le 11 septembre à un groupe de chercheurs et d’experts, et ce, dans une perspective non seulement transnationale mais aussi internationale. La publication d’un article portant sur les auteurs québécois ayant écrit sur le 11 septembre est prévue par les organisateurs du colloque.

Madame Bélisle-Wolf a obtenu un soutien de l’AIEQ pour sa participation à cette conférence.

Belle récompense pour Ursula Moser

Le 8 juin dernier, à l’occasion de la conférence annuelle du Conseil international d’études canadiennes, Ursula Mathis-Moser a reçu le Prix international du Gouverneur général en études canadiennes, décerné à des personnes dont la contribution à l’avancement des connaissances et au développement des études canadiennes sur le plan international a été remarquable.

Madame Moser est professeure émérite en littérature française et espagnole au département de Philologie romane de l’Université d’Innsbruck (Autriche) et membre du conseil d’administration de l’AIEQ. Après des études d’anglais, de français, d’espagnol et de portugais, Ursula Mathis-Moser obtient son doctorat «sub auspiciis Praesidentis rei publica» en 1976 et son habilitation en 1983. Ses 280 publications reflètent ses intérêts de recherche : la littérature française, les littératures francophones, la littérature québécoise (roman, poésie, chanson, écriture au féminin, écrivains migrants, études québécoises), la littérature canadienne, la «transculturalité» et les littératures de la migration (France, Québec, Caraïbe), les théories postcoloniales,  l’«intermédialité» et les études Texte et musique (chanson) – le Québec et le Canada revêtant une importance toujours plus grande dans son oeuvre à partir des années 1990.

En tant que spécialiste en études littéraires sur la migration (fondatrice, directrice et membre des plateformes de recherche «Cultures en contact» de 2005-2012 et «Rencontres et transferts culturels» de 2010 à 2013), elle obtient en 2004 le prestigieux Prix Jean Ethier-Blais de critique littéraire pour la première monographie sur Dany Laferrière (2003), un des «écrivains migrants» les plus célèbres au Canada. Ce livre sera par la suite sélectionné comme l’un des 30 livres les plus notables des 30 dernières années dans le domaine des études canadiennes (Ottawa, 2005). Suivent d’autres distinctions, notamment l’Ordre des francophones d’Amérique en 2012.

Parmi ses 30 volumes édités, 19 portent sur des sujets canadiens et québécois, dont «Écrire au-delà de la fin des temps ? Les littératures au Canada et au Québec» (2017, avec M. Carrière, accepté pour re-publication par University of Alberta Press en 2019) ou «Acadiens et Cajuns. Politique et culture de minorités francophones en Amérique du Nord» (2009, avec G. Bischof). Madame Moser a également créé la collection bilingue «Canadiana oenipontana» (15 volumes) et contribué à plusieurs chapitres de deux histoires littéraires du Canada, publiées en allemand et en anglais chez Metzler (2005) et Camden House (2008). Elle a traduit en allemand des textes écrits par Aritha van Herk, Nicole Brossard et Louise Dupré, en plus d’être professeure invitée dans plusieurs universités canadiennes, dont l’Université de l’Alberta (2008) et l’Université de Montréal (2002).

De 1995 à 1997, Ursula Mathis-Moser a assumé la fonction de présidente de l’Association d’études canadiennes dans les pays germanophones. De 2008 à 2011, elle était éditrice associée à la Revue internationale d’études canadiennes. Elle est membre du conseil d’administration et du comité scientifique de l’AIEQ. En 1995, elle a créé le Centre d’étude de la chanson québécoise (Université d’Innsbruck), qui abrite la plus grande collection de ce genre à l’extérieur du Québec. En 1997, elle a fondé, toujours à l’Université d’Innsbruck, le premier Centre d’études canadiennes en Autriche qui, à ce jour a offert au public plus de 400 événements académiques et culturels documentés dans le livre «CANADA@uibk. Eine Bilanz– Taking Stock – Un bilan (1997–2017)» (2017).

Renouvellement du CA de l’AIEQ

Lors de la prochaine assemblée générale, nous procéderons à l’élection ou à la réélection des membres du conseil d’administration qui font partie de la Série B et dont le mandat de deux ans vient à échéance en 2019.

Tous les administrateurs ont demandé un renouvellement de mandat, à l’exception de deux qui font partie de la section québécoise : Université McGill et Université du Québec à Rimouski.

Outre ces deux postes à combler, il est encore possible de soumettre votre candidature pour l’un des postes de la Série B. Vous avez jusqu’au lundi 27 mai pour manifester votre intérêt à siéger au CA de l’AIEQ en nous écrivant à accueil@aieq.qc.ca. Nous vous transmettrons alors le formulaire de mise en candidature.

Pour rappel, voici la liste des membres du CA de la Série B :

Section québécoise : Université Laval (Martin Pâquet); UQAM (Yves Bergeron); Université McGill (à combler); UQAR (à combler); Université de Montréal (Gilles Dupuis); Téluq (Yan Hamel).  Section canadienne : Ouest canadien – Alberta (Valérie Lapointe-Gagnon); Acadie (Jean Morency). Section internationale : Asie, sauf Chine et Japon (Nallan Chakravarthy Mirakamal, Inde); Belgique, Suisse, Luxembourg (Claude Hauser, Suisse); Chine (Li Hongfeng); États-Unis (Charles Batson); Italie (Paola Puccini); Japon (Hidehiro Tachibana); Maroc (Rachid Khaless); Pologne (Krzysztof Jarosz).

Daniel Chartier au Japon

Daniel Chartier, professeur titulaire de la Chaire de recherche sur l’Imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique à l’Université du Québec à Montréal,  était au Japon du 18 au 23 avril, à l’invitation de madame Kazuko Ogura, professeure à la Faculté de communication interculturelle et à l’Institut des Lettres, Université Rikkyo. Madame Ogura est également membre de l’Association japonaise des études québécoises (AJEQ), un partenaire important de l’AIEQ.

Le programme de visite de M. Chartier comportait trois conférences, dont l’une sur l’hiver québécois, ainsi que le lancement de la traduction en japonais de son essai «Qu’est-ce que l’imaginaire du Nord? Principes éthiques», traduit par Kazuko Ogura et Minako Kono et publié en collaboration avec l’AJÉQ et le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ).

Il est possible de télécharger cet essai en français  et en japonais.

M. Chartier a aussi rencontré des collègues basés au Japon, des spécialistes de la culture aïnoue et des spécialistes d’études québécoises. Les objectifs de son séjour ont été largement atteints, voire même dépassés.

La visite de Daniel Chartier à Sapporo avait pour but de faire la connaissance des Aïnous, peuple autochtone résidant dans le Nord du Japon, et des chercheurs qui en font leur sujet d’étude. Kazuko Ogura et Minako Kono accompagnaient M. Chartier. Grâce à la collaboration du professeur Jeffry Gayman, ils ont eu l’occasion de rencontrer plusieurs Aïnous, y compris Shiro Kayano, un des personnages principaux de cette communauté. Les discussions avec M. Chartier, avant et après sa conférence, ont permis aux participants de découvrir non seulement  les différences, mais aussi et surtout un bon nombre de points communs entre les situations vécues par les Inuits, les Innus et les Aïnous : vies traditionnelles intimement liées à la nature, expressions littéraires et artistiques, conditions minoritaires et difficiles. D’où l’importance de la création des liens de chercheurs et de leur collaboration.

À Tokyo, la conférence et le cours de M. Chartier ont été bien appréciés par les membres de l’AJEQ ainsi que par les étudiants de l’Université Rikkyo, d’autant plus que les thèmes abordés étaient tout à fait nouveaux pour eux. Le lancement de la version japonaise de son article était, de ce point de vue, fort efficace. Ils se sont promis de poursuivre leur collaboration afin d’approfondir les questions autochtones des deux pays.

L’appui de l’AIÉQ a permis un séjour à Sapporo et à Tokyo qui a eu des retombées très utiles à la fois pour le Québec et les chercheurs japonais, tant par le développement de nouvelles perspectives de la recherche, par la connaissance mutuelle de nouveaux sujets que le développement de projets nouveaux. Enfin, il a permis la diffusion scientifique sur le Québec dans un contexte universitaire et élargi. La présence au Japon de M. Chartier est mentionnée dans le blogue de l’AJEQ.

Gaston Bellemare honoré en Italie

Le 23 mars dernier, à l’occasion de la 18e Journée mondiale de la Poésie, le président honoraire fondateur de l’Accademia Mondiale della Poesia (Verona, Italia), Monsieur Nadir Aziza, a remis le prestigieux Prix Catullo, à Gaston Bellemare, président du Festival international de la poésie de Trois-Rivières, afin de souligner l’excellente réussite de son travail au niveau de la promotion et de la visibilité de la poésie au plan international. Ce prix porte le nom du grand poète latino-italien né à Verona, en l’an 84 et décédé à Rome, en 54 avant notre ère. Le président fondateur de l’Accademia a rappelé que Gaston Bellemare était présent le 23 juin 2001, journée de la fondation de l’Accademia à Verona, dont les poètes-Prix Nobel de littérature suivants en sont des membres fondateurs : Wole Soyinka, Seamus Heaney, Gao Xingjian et Derek Walcott. Gaston Bellemare a déclaré : « Je suis fort touché et très ému de recevoir le Prix Catullo de l’Académie mondiale de la poésie. Il me confirme, en ce 23 mars, Monsieur le Président honoraire fondateur, que la poésie était et est le meilleur choix de vie que je pouvais faire».

Soulignons que ce prestigieux prix s’ajoute à la liste déjà longue des hommages, dont voici les principaux : Prix Hugo Gutiérrez Vega remis par le Gouvernement du Mexique (2017), Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de la République française (2016), Prix Fleury Mesplet du SLM (2016), Membre de l’Ordre des francophones d’Amérique (2015), Chevalier de l’Ordre de la Pléiade (2014), Membre de l’Ordre du Canada (2013), Docteur honoris causa de l’Université du Québec à Trois-Rivières (2010), Membre d’honneur de l’Association nationale des éditeurs de livres (2008), Prix du Québec Georges-Émile-Lapalme (2007) en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle, tout au cours de sa carrière, à la qualité et au rayonnement de la langue française parlée ou écrite au Québec, et Membre de l’Ordre de Lavérendrye, (1991) plus haute distinction civique remise par la ville de Trois-Rivières pour services rendus.

Toutes nos félicitations à monsieur Bellemare !

Prix d’excellence GKS 2019

À l’occasion de son 40e congrès annuel qui se déroule à Grainau du 14 au 17 février, l’Association des études canadiennes dans les pays germanophones (GKS) a remis le Prix d’excellence du Gouvernement du Québec à Vanessa Wettengl pour son mémoire de maîtrise intitulé : « Mommy de Xavier Dolan : Une analyse argumentative et sociodiscursive d’une polémique prototypique de la querelle linguistique au Québec».

L’AIEQ est partenaire de ce prix qui récompense une jeune chercheure ou un jeune chercheur provenant d’une université située dans les pays germanophones (Allemagne, Autriche, Suisse) et qui a déposé un travail de fin d’études ou publié un ouvrage scientifique portant sur le Québec.

Durant ses études de baccalauréat en langue et littérature francophones et en littérature comparée à l’Université d’Augsbourg, madame Wettengl a développé un grand intérêt pour les études québécoises. En 2013, elle a effectué un semestre à l’Université Laval, suivi d’un séjour de recherche au Québec en 2015, grâce à la Bourse du Ministre-président bavarois pour la promotion des études québécoises qu’elle s’est méritée pour son travail final de baccalauréat intitulé : «L’idéologie linguistique dans la chronique de langage «Le français au micro» de Guy Bertrand».

Tout en poursuivant ses études de maîtrise en études nord-américaines à l’Université d’Augsbourg, madame Wettengl a travaillé à titre d’assistante scientifique à la Chaire de linguistique romane de cette université, de 2016 à 2018. Sa titulaire, madame Sabine Schwarze, a co-dirigé son mémoire de maîtrise avec Geneviève Bernard Barbeau, de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

En septembre 2018, la jeune récipiendaire a présenté ses résultats de recherche dans une communication scientifique intitulée «Mommy de Xavier Dolan – Une analyse sociodiscursive d’une polémique linguistique» lors du congrès de l’Association des francoromanistes allemands à l’Université d’Osnabrück.

À compter de mars prochain, elle occupera un poste d’enseignement et de recherche à la Chaire de linguistique romane et travaillera sur son projet de thèse de doctorat : « La chronique de langage comme tradition discursive francophone : une étude diachronique et contrastive». Il s’agit d’une comparaison des chroniques de langage en France, en Belgique et au Québec, projet  qui sera dirigé par madame Sabine Schwarze de l’Université d’Augsbourg et monsieur Wim Remysen de l’Université de Sherbrooke.

Nos félicitations à madame Wettengl pour le Prix d’excellence et pour son parcours très prometteur pour les études québécoises !

Appel à communications

Le colloque « Écrivaines et mondialisation » se déroulera dans le cadre du 87e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas), qui aura lieu à l’Université du Québec en Outaouais du 27 au 31 mai 2019 sous le thème «Engager le dialogue savoirs-société».

Les organisatrices de ce colloque, Carolina Ferrer (UQAM), Roxane Maiorana (UQAM) et Licia Soares de Souza (Université d’État de Bahia, Brésil), proposent un regard critique francophone sur les enjeux actuels qui caractérisent la place des écrivaines dans la littérature mondiale. En particulier, elles veulent souligner non seulement le travail de certaines écrivaines, mais les relations entre celles-ci, surtout dans une perspective internationale. En ce sens, une attention spéciale sera portée aux voix féminines au-delà des frontières linguistiques et géographiques afin de déterminer quelle est la place de la littérature au féminin dans le contexte culturel de la mondialisation.

À titre d’exemple, les thématiques suivantes sont suggérées : Femmes et mondialisation versus femmes et marginalisation, ou la place des écrivaines dans la littérature mondiale; La littérature au féminin à l’âge hypercanonique; Diffusion et réception internationales des œuvres d’écrivaines : réseaux d’écrivaines.

Les propositions de communication, rédigées en français et d’un maximum de 200 mots, doivent être acheminées d’ici le 10 février 2019 à maiorana.roxane@courrier.uqam.ca.

Veuillez indiquer votre nom, adresse courriel et affiliation institutionnelle et accompagner votre proposition d’une courte note bio-bibliographique. Les décisions du comité de sélection seront communiquées au plus tard le 22 février 2019.

La langue du colloque est le français. Les communications seront de 20 minutes. Une fois la proposition acceptée, le conférencier devra s’inscrire et payer les frais d’inscription du congrès sur le site de l’Acfas  

Les frais d’inscription, de voyage et de séjour devront être couverts par les participants. Des options de soutien financier sont disponibles directement à l’adresse du congrès.

Partenariat AIEQ/ACEQ

Le partenariat entre l’Association internationale des études québécoises et l’Association coréenne des études québécoises s’est une fois de plus illustré à l’occasion du colloque annuel de l’ACEQ qui s’est tenu le 17 novembre dernier à Séoul. Sous le thème «Québec, 50 ans après Mai 68», ce colloque a réuni des professeurs sud coréens qui partagent un intérêt pour la littérature et la culture québécoises.

L’AIEQ a financé la participation à ce colloque de Marie-Andrée Bergeron, professeure en études françaises et francophones à l’Université de Calgary. La conférence de madame Bergeron avait pour titre «Les suites de 1968 au Québec : entre les espérances et la résignation».

Rappelons qu’en 2017, l’AIEQ a signé une entente avec l’ACEQ afin de créer une Bourse pour la recherche sur le Québec, dont l’objectif est de promouvoir les échanges académiques, culturels et scientifiques entre la Corée et le Québec. Elle est décernée annuellement par l’ACEQ et l’AIEQ aux meilleurs projets de recherche ou aux meilleures publications sur le Québec. La première récipiendaire était madame Ji-Soon Lee, professeure au Département de langue et littérature françaises à l’Université Sungkyunkwan. Elle s’intéresse plus particulièrement à la ville dans les romans québécois des années 1940 et la quête d’identité et la différence dans les films de Xavier Dolan. En 2018, c’était au tour de monsieur Heui-Tae Park de bénéficier de la Bourse AIEQ/ACEQ pour effectuer un séjour au Québec. Monsieur Park enseigne les arts libéraux à l’Université Sungkyunkwan et concentre ses recherches sur les films québécois, plus particulièrement les documentaires. En tant que responsable académique de l’ACEQ, monsieur Park assure l’organisation du colloque annuel, en plus de diriger le comité éditorial.

C’est en mai 2004 qu’est fondé, en Corée du Sud,  un groupe d’étude sur le Québec. En 2006, l’Association coréenne d’études québécoises pour les études littéraires, linguistiques, culturelles et artistiques du Québec est officiellement créée et tient son premier colloque à l’Université de Corée, à Séoul. L’organisation, qui compte environ 100 membres réguliers, est présidée par monsieur Yongtaek Han, de l’Université Kyonggi. Les autres membres du conseil d’administration sont : Okkeun SHIN, Université Nationale de Kongju (vice-président) ; Chaeyoung LEE, Université féminine Sungshin (secrétaire général) ; Heui-Tae Park, Université Sungkyunkwan (responsable académique) ; Chaeyoung LEE, Université Féminine Sungshin (responsable financier) ; et Kaya LEE, Université Sungkyunkwan (responsable de l’informatique).

Outre son colloque annuel, l’ACEQ compte plusieurs publications à son actif, dont six volumes de la revue «Études québécoises» (2007 à 2012), «Découvrir le Québec par les mots-clés» (2014) et «Histoire représentée ou représentation de l’Histoire» (2017). Une publication des actes du colloque de 2016 portant sur le cinéaste québécois Xavier Dolan de même que ceux de 2017 et 2018 sont en préparation.

Longue vie à l’ACEQ et à ses membres qui contribuent de façon significative à l’avancement des connaissances sur le Québec en Corée !

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