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25 bougies pour l’AJCEEQ!


25 bougies pour l’AJCEEQ!

Alors qu’au moment de la création de leur association, en 1993, la littérature québécoise était l’axe principal de leurs travaux (AJCELQ), les jeunes chercheurs européens ont choisi, vingt ans plus tard, d’élargir leur champ d’études pour y inclure les sciences sociales. Depuis lors, leur regroupement est devenu l’Association des jeunes chercheurs européens en études québécoises (AJCEEQ).

Ces jeunes chercheurs viennent de conclure leur 8e colloque, tenu à Montpellier, les 5 et 6 octobre 2017. Réalisés sur une base triennale, les colloques constituent un espace de rencontres et de travail où se retrouvent des chercheurs qui proviennent non seulement d’une vingtaine de pays d’Europe mais aussi d’Asie et du Moyen-Orient, sans oublier du Québec. Établis pour briser l’isolement des chercheurs européens ayant choisi le Québec comme objet d’études, les colloques réunissent un aréopage de scientifiques qui débattent de leurs travaux et concourent à la promotion et la diffusion de leurs travaux en études québécoises auprès d’éditeurs européens.

Comme la plupart des colloques, cette activité implique de nombreuses étapes et mobilise les membres du comité organisateur longtemps avant le  jour «J». La coordination se fait par l’entremise de divers moyens modernes de communications (courriels, nuage virtuel des textes et des relectures, etc.), tout comme des rencontres en petits groupes et combien d’autres détails à peaufiner.

L’organisation et la gestion de ces colloques, tout comme le suivi, se font sur une base entièrement bénévole, c’est-à-dire en dehors des heures régulières de travail et d’études, grugeant peu à peu du temps sur la vie personnelle des maîtres d’œuvre. Ces bénévoles étant tous des universitaires, il s’avère intéressant de déterminer la valeur de leur travail s’établissant sur plusieurs mois et estimé à 60 000 $ en honoraires,  auxquels s’ajoutent différents frais (administration, location de salles, restauration) pour un total de près de 80 000$ par colloque. Ces frais sont entièrement assumés par les universités européennes participantes. En appliquant ces montants aux 8 colloques réalisés depuis la création de cette association, on atteint une somme impressionnante de plus d’un demi-million de dollars, sans compter le coût des publications !

Voilà une façon très éloquente de démontrer que le Québec reçoit beaucoup des activités de ces jeunes européens qui, bénévolement et avec l’appui de leurs institutions, offrent une tribune scientifique pour promouvoir divers aspects de la société québécoise. La contribution du Québec à ces colloques se limite à couvrir les frais de déplacements d’experts en études québécoises invités, en conformité avec les normes établies pour  les programmes de l’AIEQ.

Mesdames Hélène Amrit et Anna Gaufret ont jeté les bases de cette association avant même la création de l’AIEQ. Rendons-leur hommage pour y avoir consacré autant d’énergie, de conviction et de rigueur à mettre sur pied un réseau d’études québécoises en Europe!

Longue vie à ce réseau de jeunes chercheurs férus d’études québécoises !